Roubaix punit le crime de lèse-poubelle.

A Roubaix, la mairie a récemment embauché des détectives privés, pour poursuivre un type très particulier de criminel. Il s’agit de traquer ces hommes et femmes, qui la nuit – et parfois le jour aussi – se faufilent en dehors de chez eux et, machiavélico-crados, souillent les trottoirs de déchets inopportuns.

La bande de Sherlock municipaux a pour mission de les mettre à l’amende, afin que les rues de Roubaix rutilent sous le soleil du Nord.


Objectif zéro-déchets au cœur du Pas-de-Calais.

Cette initiative s’inscrit dans un projet plus vaste : Roubaix est la première ville française à s’être fixé l’objectif zéro-déchets. La municipalité s’est d’abord adressée aux familles en leur demandant dans un premier temps de réduire leurs déchets de moitié – c’est à dire de ne produire « que » 120 kg de déchets par an. Au lieu des 243 kg qui constituent la moyenne nationale. Avec, en guise de carotte, un petit bonus fiscal.


If you’re going to San Fransiscoooo

Cet objectif fou du zéro-déchets a germé pendant les élections municipales 2014, où une liste citoyenne – Dynamiques Roubaisiennes – a proposé de suivre le glorieux exemple de San Francisco. L’enthousiasme étant contagieux, le maire UMP-UDI gagnant les a accueilli en son sein (qu’il a large).

Et Roubaix a bien raison d’être ambitieuse : l’exemple de San Francisco est très encourageant, voire peut-être même carrément exaltant. On ose le mot.

En 2004 c’est d’abord les entreprises de construction et de restauration qui ont été mises à contribution et puis, dans un élan d’euphorie qui devait avoir de lourdes conséquences, San Francisco a promis qu’en 2020, il n’y aurait plus un seul déchet non recyclé dans la ville. 5 ans avant la date butoir, la ville recycle déjà 80% de ses petits détritus. Avec à la clé la création d’emplois et de richesse, sans parler des bienfaits sur l’environnement.

Tout n’est pas encore réglé cependant : derrière les 20% de déchets qui restent à traiter à San Francisco se dessinent encore le spectre des sacs plastiques étouffeurs de tortues, et celui des déchets électroniques (concernant ces derniers, Back Market a bien quelques idées à proposer).

Pour éviter de passer pour des villes un peu sales et vieillottes, Seattle et Minneapolis ont emboité le pas de San Francisco. Et Roubaix a suivi… Il n’y a plus qu’à espérer que l’initiative de la ville du Nord rende quelques villes du Sud, de l’Ouest et de l’Est un peu jalouses !

– Marie

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