L’imprimante anti obsolescence programmée

Si toi aussi tu es convaincu que les imprimantes sont les instruments de Satan, possédées par le démon et dotées d’une conscience propre déterminée à te faire perdre toute patience et toute foi en la technologie, cet article est pour toi.

Les imprimantes, c’est moche. En plus ça se bloque tout le temps, ça tombe en panne et ça doit être remplacé plus souvent que le sac à main de Kim Kardashian. Heureusement, les prières de Back Market ont été entendues et notre sauveur s’appelle Paul Morin.

Le constat

Paul Morin est un ingénieur de 27 ans et finalement, un type normal puisque comme 99% de la population humaine, il a épuisé ses nerfs sur des imprimantes bloquées, cassées, fâchées, bourrées (de papier).

L’imprimante pourrait être le symbole sur le drapeau du pays de l’obsolescence programmée. Elle est constituée d’éléments à durée de vie hautement limitée (< survie d’un Bescherelle chez Jul) dont le fragile plastique se casse dès qu’une mouche vient se poser dessus.


Par ailleurs, elle se nourrit de consommables à la fois pas optimisés et mal employés, j’ai nommé le papier-A4-qui-se-coince-puis-se-déchire-toi-même-tu-sais et la cartouche d’encre qui clignote et crie qu’elle est vide au bout de 2 impressions, impossible à remplacer, modèle unique.

L’idée… L’évidence ?

A ce stade de sa réflexion, Paul Morin a sans doute passé des nuits blanches, effectué des calculs compliqués sur des tableaux blancs et fait appel aux scientifiques de la NASA puisque sa proposition est inédite et super gonflée : « on a qu’à construire une imprimante où chaque partie pourrait être remplacée facilement ».
Ouais, gonflé le mec.
Gonflé, parce qu’au final, PERSONNE N’Y AVAIT PENSÉ.


La mise en application

L’imprimante qu’il a conçue s’appelle Impro et a sans doute nécessité un boulot de dingue puisqu’elle allie simplicité, ergonomie, accessibilité et efficacité. Elle a déjà été distinguée avec une Étoile de L’Observeur du design 2018 dans la catégorie Mutations écologiques.

Tous ses composants sont visibles, accessibles et facilement remplaçables. Elle est construite à base de matériaux résistants mais prévoit la casse : les pièces sont identifiées, notamment par leur couleur, et de nombreux tutos sont disponibles sur internet pour faciliter la réparation.

Elle ne fonctionne pas avec des cartouches classiques car :
– Peu économiques
– Difficilement remplaçables (RIP ma chemise éclaboussée par un jet de Magenta Brother)
– Sournoises parce que jamais utilisables à 100%
– Polluantes avec leur emballage plastique moche

Elle repose donc sur un système de réservoirs transparents, ce qui permet en prime de s’affranchir des traditionnels mélanges de couleurs un peu convenus.

Elle est verticale, donc s’accroche au mur (rompant ainsi avec le design tradi des imprimantes qui ressemblent à un magnétoscope de 1987).

Elle peut imprimer sur des formats larges, pratique pour des architectes, des designers, des artistes, des modélistes.


L’engagement

Paul Morin va au-delà d’une invention géniale puisque jusqu’à présent, il résiste aux géants du secteur le pressurisant pour récupérer son bébé.
C’est un véritable chevalier qui part en croisade contre l’obsolescence programmée et la surconsommation. En bonus, il a créé une appli qui favorise le partage d’imprimantes Impro entre voisins. Parce que, soyons honnêtes, peu de gens ont véritablement besoin d’imprimer 24h/24 et 7j/7.

Et sinon Paul, tu t’attaques quand à (cocher la case) l’ordinateur/ la machine à laver/ la machine à café/ le mixeur / la télé/ le smartphone… ?

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