Le reconditionné – vers l’infini et au-delà

[Extrait de notre article écrit pour consoGlobe.com]

Le marché du reconditionnement est en plein boom. Quelles sont les nouvelles filières qui s’ouvrent à cette pratique ? Et quels sont les enjeux majeurs accompagnant l’essor de l’industrie du reconditionné ?

Si le marché de l’occasion existe depuis la nuit des temps (ou presque), celui du reconditionnement est en plein boom. Débordant à présent largement du champ des smartphones, segment « historique » du reconditionné, de nombreuses filières s’ouvrent à cette pratique.

Rien ne se perd, rien ne se créé… Tout se reconditionne !

On connaissait le pneu rechapé, les iPhone reconditionnés et autres papiers recyclés… Voici qu’arrivent le jean « refurbished » et la Peugeot d’occasion reconditionnée. Logiquement, on imagine que tout produit constitué d’au moins deux pièces détachables et interchangeables peut être reconditionné, ce qui concerne à l’évidence l’ensemble des produits électriques, électroniques et mécaniques. Les produits high-tech ont d’ailleurs déjà leurs plateformes d’achat, telle que Back Market, le spécialiste du reconditionné qui s’est lancé en novembre 2014.

Les produits high-tech, comme les smartphones, les ordinateurs ou autres appareils photo, ainsi que les produits électroménagers, comme les réfrigérateurs, les lave-vaisselles ou les bouilloires, ont été les premiers à voir leur vie prolongée et à être remis sur le marché, dotés de nouveaux composants. Ils sont maintenant rejoints dans l’univers du reconditionné par de nombreux autres biens, aussi divers que surprenants.

Même le marché de l’automobile est atteint du virus

Aujourd’hui, tout un chacun peut s’acheter un véhicule d’occasion entièrement remis à neuf. En effet, depuis 2014, Aramis Auto reconditionne des voitures dans son usine de Montélimar. Pas moins de 10.000 véhicules en sortent chaque année.

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Le reconditionnement se démocratise dans l’automobile © Aramisauto.com

Dorénavant, même les vêtements, les sacs à main, tous les types de batteries, les fils en polymère, les machines industrielles (operculeuses, thermoformeuses et autres machines en « euses »), les cartouches, les toners ou encore les boîtes de vitesses, font l’objet de toutes les attentions chez les reconditionneurs.

Ce qui ne se reconditionne pas encore se reconditionnera sûrement bientôt.

Et demain ? Sans être grand clerc, on peut affirmer qu’il ne semble pas y avoir de limite à l’imagination dans ce secteur. Pourquoi pas la brosse à dents reconditionnée (ou pas), le bol avec son prénom reconditionné, le jouet reconditionné ou encore la rame de métro parisien reconditionnée, le bus scolaire reconditionné pour les marchés émergents ou pour faire baisser la facture des collectivités ?

Création d’entreprises, et changement des mentalités

Le secteur du reconditionnement est, on le voit, clairement en ébullition. En France, de nombreuses entreprises se créent aujourd’hui autour de ce concept. Back Market travaille déjà ainsi avec pas moins de 80 sociétés françaises de reconditionnement ! Si le développement de ce marché a sans doute un impact sur la vente de produits neufs, cela a aussi pour effet positif évident de générer un nombre croissant d’emplois.

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Pour lire l’intégralité de l’article que nous avons écrit pour consoGlobe, c’est par ici.

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