Back Market, le hub de revente de produits reconditionnés, lève 7 millions

La place de marché Back Market, qui favorise l’économie circulaire, propose des smartphones et d’autres produits électroniques grand public. Elle vient de lever 7 millions d’euros pour étendre son réseau.

« On achète un micro-ondes de la même manière que dans les années soixante ! » Thibaud Hug de Larauze, cofondateur de Back Market s’étonnerait presque que personne n’ait eu l’idée avant lui et ses deux comparses, Quentin le Brouster et Vianney Vaute, de présenter l’achat de produits électriques et électroniques reconditionnés comme un mode de consommation valorisé via une place de marché. Back Market met en relation des revendeurs qui expertisent un produit et le revend via sa plate-forme avec une garantie minimum de 6 mois.

La barre des 150.000 clients

Avec 710 millions de ces produits mis sur le marché en France en 2015, selon l’Ademe, le potentiel est gigantesque pour la start-up. La revente de smartphones ou de fours reconditionnés n’est évidemment pas une nouveauté en soit – Save vient d’être sauvé par Remade Group. Mais son approche, qualitative et écologique, favorise l’économie circulaire et appâte de plus en plus d’industriels qui trouvent là un débouché plus noble pour leurs invendus. Vianney Vaute, qui vivait aux Philippines au démarrage de la jeune pousse, rappelle l’obsession de sa génération : « Les ressources de notre planète sont limitées et nous sommes tous les trois férus de ces questions d’économie circulaire. Sans cela, nous n’aurions jamais lancé cette start-up. »

Aujourd’hui, le concept fait ses preuves. Back Market a cumulé 30,5 millions d’euros de volume d’affaires en 2016 et vient de passer la barre des 150.000 clients depuis les débuts de la plate-forme fin 2015. 20 % des transactions sont déjà réalisées à l’étranger et les trois entrepreneurs comptent amplifier ce pourcentage. Avec les 7 millions d’euros qu’ils viennent de lever auprès de Daphni, le nouveau fonds Aglaé et ses premiers business angels (dont Thierry Petit de Showroomprivé), les startuppeurs veulent étendre leur réseau, comme l’explique Thibaud Hug de Larauze : « Nous avons déjà ouvert l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique et nous allons lancer des sites en anglais un peu partout en Europe pour continuer de tester l’appétence des marchés. En fonction des retours dans tel ou tel pays, nous les traduirons dans leur langue maternelle. »

Cet article est issu de Les Echos, en date du 2 mai 2017.
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