Apple, champion du greenwashing

Qui l’eut cru ? L’enseigne à la pomme croquée aurait plutôt des tendances méchante reine plutôt que de Blanche Neige. Loin de l’esprit clean et frais de ses publicités, Apple jouerait plutôt la carte du greenwashing. Un penchant pour l’hypocrisie en matière d’écologie qui la pousse à faire croire (ou à laisser croire) qu’elle joue les élèves modèles dans le domaine alors que la réalité est tout autre.

Apple ou d’autres : le greenwashing est un mouvement de fond

Aujourd’hui, journalistes, bloggeurs et enquêteurs commencent à pointer du doigt la marque créée par Steve Jobs. C’est un fait, le greenwashing sévit depuis que l’écologie est devenue un sujet grand public.

Certaines marques créent des labels bio pour se les attribuer elles-mêmes, d’autres ont des partenaires et sous-traitants carrément hors la loi. D’autres encore lancent des initiatives préservant l’environnement à grand renfort de comm’. Et cela, pour mieux taire le gâchis et les pratiques douteuses du secret de leurs usines.

Les initiatives mises en avant par Apple…

Pris à la gorge sur l’environnement, comme d’autres poids lourds industriels, Apple a voulu frapper fort… Avec un plan de comm’ digne des Kardashian.

C’est via son Rapport annuel de Responsabilité Environnementale que l’on apprend les millions de dollars investis dans des robots recycleurs (coucou Terminator), les partenariats avec des centres de tri et de recyclage pour traiter les appareils (Iphone, MacBook, etc.) rapportés par le client. Mais aussi la fabrication de produits à partir de matériaux recyclés et autres engagements green.

…Et la triste réalité

Oui mais non. Outre le fait que peu d’appareils sont rapportés au constructeur (contre des chèques cadeau au montant ridicule, on a plutôt envie de tenter sa chance sur le marché de la revente d’occasion), les directives d’Apple envers ses partenaires sont tout autres.

D’après une enquête minutieuse de Motherboard, la firme à la pomme ordonne à tous ses partenaires de détruire tout appareil en paillettes de métal, de plastique et de verre. Et elle leur interdit formellement de prélever les composants qui pourraient pourtant être réutilisés en l’état

Les conséquences débordent même du simple cadre de l’iphone ou du Mac que l’on rapporte. En effet, la loi américaine confie aux industriels d’assumer le recyclage de matériaux électroniques (type télévision, lecteur DVD etc.) à hauteur de leurs ventes dans chaque Etat. Pour info, en 2016 juste sur l’activité smartphones, Apple a vendu 215 millions d’iphones. On vous laisse calculer. Chaque année donc, ce sont des centaines de milliers d’appareils qui pourraient être reconditionnés ou resservir en pièces détachées. Ils sont néanmoins voués à la déchiqueteuse.

 

Chez Apple, pas de seconde vie pour nos smartphones chéris sur le marché de l’occasion (passons même sur l’idée d’alimenter les pays en développement). Pas de reconditionnement, saupoudrez généreusement d’obsolescence programmée et vous obtenez une tarte aux pommes bien indigeste.

 

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